30 janvier 2007
Engendrer... A tout prix !
Après une bataille juridique de 4 ans, un tribunal de Tel-Aviv vient de provoquer un précédent en autorisant une famille israélienne à utiliser la semence de son fils décédé afin de procéder à une insémination sur une femme de son choix pour permettre à son enfant défunt d'avoir une descendance.
Les faits remontent à 2002. Un jeune soldat de 20 ans tombe sous les balles d'un tireur embusqué palestinien. Dans les deux heures qui suivent son décès, un prélèvement de sperme est effectué (à toutes fins utiles ?) qui sera conservé jusqu'à maintenant dans un hôpital public.
Le jeune homme, de son vivant, avait manifesté publiquement le désir de fonder un jour un foyer (à 20 ans, c'est bien légitime...). Il ne connaissait nullement la jeune femme qui portera sa descendance, elle est le fruit exclusif du choix de la famille du défunt. Il n'avait laissé aucun testament.
Suis-je la seule que cela choque profondément ?
07 janvier 2007
Blogueurs journalistes
Je reviens sur le sujet évoqué dans une note précédente intitulée Journalisme et mutations, à la lumière d'un article du Monde que je viens de lire à l'instant.
Il semblerait que le manque de moyens et la pusillanimité des journalistes professionnels offrent un espace à combler, celui de l'engagement, à ces citoyens journalistes blogueurs qui, en relayant l'information sur l'existence et les actions des Enfants de Don Quichotte via internet, ont permis à cette association de gagner l'intérêt d'un public de plus en plus vaste, au point de finir par intéresser les chaînes d'information nationale.
Quelques remarques :
1) On marche sur la tête : les chaînes d'information relayent une information parce qu'elle est désormais attendue du public. C'est donc une démission puisqu'elles sont censées apporter l'info nouvelle, la débusquer pour la soumettre au public, et non pas surfer sur la vague pressentie du coup médiatique. C'est de la démagogie. Il est vrai qu'on ne le découvre pas...
2) Il est rassurant de voir qu'il existe de nombreux citoyens-journalistes qui se servent des nouveaux moyens de communication mis à notre service pour informer depuis le terrain puisque les journalistes, depuis que les journaux compriment les coûts au maximum et ne font plus véritablement de journalisme d'investigation, ont déserté ce même terrain (combien de journaux, y compris parmi les plus reconnus, ont un nombre convaincant de correspondants permanents, combien au contraire se contentent de relayer des dépêches d'agence, etc ?)
La nature n'aime pas le vide. La société des hommes non plus. Les journalistes disparaissent du terrain, des citoyens lambda les remplacent aussitôt. C'est nouveau, c'est une nouvelle force alternative avec laquelle, semble-t-il, il faudra compter, puisque l'association des Enfants de Don Quichotte a fini, à force de médiatisation, par acculer l'Etat à réagir en poussant à légiférer. Mais l'Etat est une structure lourde et expérimentée, un rouleau compresseur à qui on ne la fait pas. Devant la bonne volonté, il oppose la ruse et l'usure du temps. Le projet de loi sur le droit au logement n'est qu'un pétard mouillé...
Mais les faits sont là. De nouveaux moyens d'information et d'action se mettent en place et s'organisent.
05 janvier 2007
Le troisième millénaire sera-t-il circoncis ? (rien moins que ça...)
Ce que j'ai lu là m'a choquée. Je n'ai pas le temps de commenter. Pour une fois, je vous laisse le faire, je m'éclipse, je me ferai commentatrice des commentaires ! loll
04 janvier 2007
Journalisme et mutations
Je me suis étonnée il y a quelques jours de lire un article dans le Monde concernant le droit au logement opposable. Or cet article, à ma grande surprise, ne m'apprit rien puisqu'il se contentait de reprendre des articles tirés de blogs (celui de Maître Eolas, en lien à gauche sous le nom de Journal d'un avocat, entre autres) qui avaient traité de ce sujet. Or j'avais déjà fait un tour de ce côté-là... Après observation, je constate qu'il s'agit d'une revue de blogs... ce que nous sommes nombreux à faire presque quotidiennement. Je découvre là (cela ne peut pas exister depuis très longtemps) une nouvelle rubrique dans ce journal. Libération, quant à lui, plus "populaire", est aussi plus interactif puisqu'il propose de réagir en direct, sur internet, à certains articles. Ce n'est pas toujours passionnant, mais cela attire les lecteurs et ça les flatte...
Que des journalistes puisent dans de nouvelles sources d'informations et de réflexions (en l'occurrence il s'agit de blogs essentiellement professionnels et bien développés), cela peut être intéressant.
Mais je peux le faire toute seule... Et l'article m'a laissée sur ma faim. Restent les liens...
Par ailleurs, le nombre de blogs où des citoyens s'improvisent journalistes se multiplie à grande allure, ce qui fait dire à The Independent dans un article quelque peu inquiet que les citoyens-journalistes armés de téléphones portables (exécution de Saddam Hussein, etc) ne sont nullement à l'abri du sensationnalisme qui guette déjà sournoisement les journalistes professionnels. Or les néophytes ne se sentent pas forcément soumis au code de déontologie auxquels les professionnels ont été sensibilisés.
Et pourtant, le témoignage vidéo du passage à tabac de Rodney King a permis de révéler à ceux qui l'ignoraient encore une face à peine cachée de l'Amérique.
Difficile de jeter le bébé avec l'eau du bain...
Au demeurant, l'interactivité est à l'ordre du jour ! Ségolène Royal encourage bien les citoyens à participer activement au processus démocratique... Evidemment, on attend de voir...
Ce que je veux dire, c'est que nous vivons dans une société aux valeurs moins nettes, aux frontières plus floues, aux principes éthiques à redéfinir. Et cela beaucoup en raison des progrès des sciences, en raison d'avancées technologiques spectaculaires qui permettent désormais à chacun d'agir sur l'environnement, d'allonger l'espérance de vie, de partager à tout moment son point de vue avec des inconnus.
Ce sont des perspectives à la fois enthousiasmantes et totalement terrifiantes, car elles nous donnent une responsabilité immense. Elles remettent en cause des valeurs passées qui ont cimenté une société cloisonnée. Et que mettrons-nous à la place ?
Cela reste à définir d'autant que l'on voit poindre à l'horizon des éléments contradictoires de réponse.
21 décembre 2006
Le viol et l'image
Cet article du Monde m'inspire quelques réactions à chaud et dans le désordre.
Tout d'abord ces enfants, jeunes adolescents fraîchement pubères, qui devraient découvrir les premiers émois amoureux, semblent se structurer essentiellement autour de la violence. Ils ont accès, pour cela, à internet, à la télévision, aux vidéos. Partout la sexualité adulte y est déclinée dans une surenchère de violence où la femme est présentée comme une partenaire soumise dont le plaisir, lorsqu'il n'est pas secondaire, puise sa source dans la souffrance et la docilité. Ces jeunes qui maîtrisent encore mal leur propre corps et ne connaissent rien de celui d'une fille, ont une approche "technique" de la sexualité. Ils ont tout vu, tout lu, et veulent tout reproduire. Mais ils ne savent rien. Ils sont totalement vierges sur le plan émotionnel.
Je fais bref. Ce qui est terriblement destructeur dans cette démarche, dans laquelle nous avons très peu de recul puisque la génération précédente (la mienne) n'a pas connu cela, c'est que l'ado, dans ce fatras d'images et de cris, n'existe pas en soi, ne peut se forger lui-même sa propre sexualité. Il est dans la re-production, dans l'imitation, pas dans la création personnelle et dans la découverte de l'autre. On lui vole à la source ses propres fantasmes, ceux qui auraient dû construire sa sexualité, en leur substituant des images d'adultes, violentes, des schémas pré-construits, mimés par des adultes, eux-mêmes souvent en souffrance et motivés par le gain d'argent. Ces schémas lui serviront de référence et constitueront la norme pour nombre d'adolescents qu'aucune parole d'un autre adulte ne pourra venir contredire et rassurer. Il est de surcroît plus facile de tenter de reproduire dans la non-communication, même si elle est frustrante, que d'aller au-devant de l'autre (la fille), avec une écoute, l'autre qui fait encore peur et représente l'inconnu. L'enfant s'approprie cette norme adulte, viole, ne donne rien. Il a le même rapport stérile à la fille déshumanisée qu'il a à son propre corps quand il se masturbe. Mais dans le premier cas, il brise aussi un autre enfant. Une enfant. Il reproduit le scénario violent d'une vidéo porno comme certains enfants vont tenter de fabriquer un petit engin explosif après le dernier épisode de Mc Gyver. Puis, à l'instar de l'adulte à qui la société donne ce droit monstrueux, filme cette violence et la montre comme un trophée. Pour comble, il sera puni d'avoir voulu copier l'adulte alors qu'on lui serine depuis l'enfance qu'il doit faire comme on lui dit, comme on lui montre !
C'est ainsi qu'ils se structurent. Dans l'ignorance de l'autre, dans la pauvreté créatrice, dans l'incommunicabilité. Car l'acte sexuel est d'abord communication. Le viol en est l'antithèse. A l'ère matraquante de la communication, nous n'avons peut-être jamais aussi peu, aussi mal, communiqué ! Ces enfants qui dérangent, à qui nous avons proposé à des fins mercantiles une image pervertie, erronnée, de l'amour chez les adultes, nous les écarterons dans des centres prévus à cet effet, nous nous indignerons, ferons semblant de ne pas comprendre.
Je me souviens d'un témoignage d'adolescent en centre de détention après un viol. Il déclarait qu'il voulait prévenir tous les ados qu'il ne fallait pas regarder les films pornos qui circulent partout, que lui y avait cru, pensait sincèrement qu'une fille qui criait de douleur avait du plaisir. Il tenait un discours adulte avec des mots d'enfant brisé. Les adultes l'avaient mis derrière les barreaux (toujours dans la non-communication, l'isolement) et lui cherchait à "prévenir" sa classe d'âge, cherchait le dialogue pour agir sur eux. L'attitude la plus mature est la sienne. Ce n'est pas la prison qui l'a mûri contrairement même à ce qu'il croit peut-être, c'est la confrontation avec le réel, les dialogues avec le juge, la victime, l'entourage. Bref, la communication.
Beaucoup d'enfants se remettront des images violentes qui les entourent. Beaucoup se structureront normalement, sans trop de heurts, malgré tout, et auront plus tard une sexualité épanouie fondée sur l'échange authentique. Mais les plus fragiles d'entre eux, les moins accompagnés, termineront, s'ils n'ont pas de chance, leur course en prison. Et, s'ils ne se font pas prendre, de toutes façons, vivront dans le non-dialogue et l'incompréhension de l'autre. Et je ne dirai rien des victimes...
Cela m'amène aussi à une autre réflexion que m'a inspiré un autre article d'un magistrat : on tue nos enfants (symboliquement, en les rendant "fous", socialement, en les isolant dans des centres) pour continuer à vivre aveuglément. Pour atténuer notre culpabilité réelle. Ce meurtre autorisé ne nous empêche pas de nous émouvoir à juste titre lorsque des violences sont commises ailleurs par d'autres que nous. Et de nous faire les chantres de la protection des enfants dans le monde...
16 octobre 2006
Le féminisme, si je veux !
Ce qui me frappe, en premier lieu, c'est de constater qu'après avoir quitté le Maroc où j'ai vécu dix ans, après y avoir épuisé dans tous les sens la question du féminisme, une fois rentrée en France où tout me paraît tellement plus simple pour les femmes, eh bien ça continue... Parce qu'on y revient. Toujours. Tôt ou tard...
Ce combat-là, où que l'on soit, nous précède partout quand il ne nous poursuit pas.
Tar Valanion, Khey, Enn', Honey et DJ... Et moi maintenant.
Je n'ai rien d'une intellectuelle et je me sens fort embarrassée d'aborder ce point-là. Néanmoins, au titre de femme, de citoyenne, je m'y crois autorisée.
J'ai le sentiment de comprendre toutes mes congénères. C'est de l'ordre de l'intelligence. Mais je ne partage pas tout, c'est de l'ordre du choix, de l'éducation, de l'expérience.
Je comprends le besoin de Khey d'être protégée, de suivre l'exemple (convaincant ?) d'une famille où chacun a sa place, consentie, et où ça fonctionne bien. Je comprends ce besoin de se sentir épaulée et d'aimer l'autre en prenant soin de lui. C'EST UN CHOIX. Dire à Khey qu'elle peut changer de mode de vie n'a pas de sens. Elle n'a tout simplement AUCUNE raison de le faire ! Elle est heureuse ainsi. Idem pour DJ.
Je suis d'accord avec Khey pour dire que le féminisme a été, dans une certaine mesure,
un cadeau empoisonné... Pendant et après la guerre, le manque d'hommes a rendu le
travail des femmes nécessaire et plus systématique. On a voulu leur
faire croire que cela les émanciperait. Ce ne fut pas le cas à
l'époque. Maintenant peut-être ? Je m'insurge aussi violemment contre
les magazines féminins (et non pas féministes) qui valorisent jusqu'à
la caricature, jusqu'à la nausée, des femmes qui bossent 40 heures par
semaine, élèvent seules leurs enfants, soignent leur ligne et trouvent
encore le temps d'être fraîches le soir pour cuisiner puis faire preuve
de créativité au lit. C'est ridicule. C'est honteux. Ca me met TRES en
colère...
Et pour être tout à fait sincère, non seulement je comprends Khey, mais je l'envie...
Pourtant, Enn' et Honey ont raison : ce que fait Khey n'est en grande partie possible aujourd'hui que parce qu'hier des femmes se sont
battues pour que nous puissions être indépendantes, pour que les abus soient punis. Cela se respecte.
Cela ne s'oublie pas. Et si à l'époque on est tombé dans l'intégrisme,
c'est parce que la situation était intolérable, parce qu'un excès en
appelle un autre.
On n'a plus le choix... On ne reviendra pas en
arrière. Et c'est tant mieux quelque part... Car à côté de l'image
romantique qui présente nos grands-mères comme des femmes épanouies
dans leurs rôles, assujetties aux hommes et paternellement protégées par eux, combien, bien plus nombreuses,
ont gâché leurs vies ? Je suis heureuse pour les femmes qui ont pu, qui ont eu
l'occasion de vivre dignement, avec bonheur et réussite, à l'image des
premières. Les autres me font pleurer...
J'ai rêvé d'être à mi-temps, pour pouvoir m'occuper d'un homme, d'enfants, d'une maison. Ca, c'est de l'ordre du mimétisme, de l'éducation, c'est le modèle, c'est le désir profond.
Je comprends d'autre part les féministes qui savent que le pouvoir économique donne le pouvoir politique. Ceux qui ont le salaire prennent les décisions. Le plus souvent. Ca, c'est de l'ordre de la logique économique.
Et je sais que désormais, je n'oserai plus jamais confier mon destin à un homme, hypothéquer mon indépendance financière parce que je n'aurai plus jamais pleinement confiance.
Et ça, c'est la vie.
Notre génération n'a-t-elle pas le triste privilège de bénéficier des acquis du féminisme au point d'oser les gaspiller parfois ? Trop évidents... Moi, je ne le peux plus. Je crois que les grands acquis du féminisme doivent se conserver.
Alors... Pourquoi ne pas trouver un compromis ? Et affirmer avec force que les droits des femmes doivent être défendus, mais rappeler aussi que le féminisme ne doit pas nous conduire de façon péremptoire vers un mode de vie contraint. La liberté, oui, mais celle que l'on se choisit ! La liberté financière (et les contraintes professionnelles), oui, mais pas si l'on n'en a pas envie et que l'on peut faire autrement ! Et le respect pour toutes... Le féminisme ne doit pas être un dictat. Je crois que ce qu'il faut garder des combats de nos mères, c'est qu'aujourd'hui, nous le pouvons.
A nous de le faire.
Ou pas.
Et faire de ce combat (qui n'est pas démodé pour la grande majorité des femmes dans le monde !!) un féminisme intelligent qui fait la part entre le besoin de reconnaissance et d'épanouissement des femmes et les attributs spécifiques à chacun, hommes et femmes. Car qui nierait que nous n'avons jamais été égaux ? Je suis d'ailleurs en cela un peu d'accord avec Tar Valanion qui, dans un commentaire à sa propre note, compare la parité dans le domaine politique à de la discrimination (si positive soit-elle...) Et là encore, puisque l'exemple se présente, trouver un juste milieu. Pas des élues pour qu'il y ait des élues : c'est la compétence qui doit être le premier critère, quel que soit le sexe. Mais suffisamment de représentantes féminines pourtant pour que les intérêts des femmes soient protégés du machisme qui sévit. Et sans en faire un enjeu démagogique...
Le féminisme, c'est peut-être cela, alors. Le respect des choix de vie des femmes, en fonction de leurs moyens, de leur histoire, de leur culture et de leur éducation. Mais en veillant à ce que ces choix-là soient librement consentis, et à condition que les moyens de ces choix ne soient pas délibérément mis hors de leur portée...
J'ai écrit cette note de façon impulsive, elle aurait demandé beaucoup plus de réflexion, je l'annoterai peut-être en comm' en fonction des réactions. Et j'aimerais, s'il est possible, que des hommes répondent à cette note pour l'enrichir et apporter leur point de vue masculin, leur expérience.
Les hommes... Toujours...
Messieurs... Nous vous aimons !
Sourire.
14 octobre 2006
Economie ?
Le prix Nobel de la Paix a été décerné à un banquier.
Ca me gêne.
01 octobre 2006
Hugo Chavez et Noam Chomsky
Chavez, en déclarant aux américains qu'ils feraient mieux de lire Chomsky (on ne saurait mieux faire en effet) que regarder Superman, a ajouté qu'il regrettait de ne pas avoir rencontré de son vivant cet observateur éclairé de la politique étrangère américaine.
Le non moins célèbre linguiste a répondu qu'il ne lui en voulait pas, d'autant plus que la publicité que lui a faite Chavez a fait passer son célèbre "America's quest for global dominance" de la 26 000 ème à la 3ème place des ventes en ligne sur amazon.com. Et comme il le dit lui-même : " les américains ont essayé de renverser Chavez".
La France est un des rares pays européens où Chomsky est disqualifié par la presse qui l'a notamment accusé de négationnisme en l'associant à tort à Faurisson qui l'avait cité sans son autorisation dans un de ses ouvrages. Cet intellectuel de premier plan a été notamment attaqué par Bernard Henri-Lévy. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Henri-Lévy, soit qu'ils ne regardent pas la télévision, soit qu'ils achètent leurs livres dans de bonnes librairies, c'est l'Arielle Dombasle de la philosophie. Et cela suffit à rendre Chomsky intéressant...
Mdr : ma fille, intriguée par cette anecdote que je commentais à voix haute en bloguant, vient de se lancer dans la lecture dudit ouvrage de Chomsky qui traînait dans ma bibliothèque (celle qui est sur photo, d'ailleurs on en voit peut-être la cote). Comme il est en anglais, elle fait surtout un travail de lecture laborieuse de la première page... Ma fille est en 3ème loll
25 septembre 2006
Avant-première
A quoi tiennent les choses...
Il semblerait que jacques et bernadette aient été au cinéma pour voir Jamal Debbouze : Indigènes.
Et ils furent émus.
A la sortie, on aurait même entendu bernadette dire à jacques sur un ton péremptoire :
" jacques, il FAUT faire quelque chose !" Elle n'aurait même pas caché son émotion.
Derechef, le chef de l'Etat s'exécute et promet de revoir à la hausse la pension des anciens combattants tirailleurs en l'alignant sur celle des autres français.
Il suffisait d'y penser.
05 juillet 2006
Informations (on vous l'aura dit et répété !)
A 13h00 aujourd'hui j'ai décidé, une fois n'est pas coutume, de poser mon derrière rebondi sur mon vieux canapé défraîchi pour regarder les informations nationales. Celles qui donnent la température du monde. De France. Enfin...
13H00 : l'équipe française de football se prépare pour le match décisif de ce soir.
13H05 : les supporters français se dirigent en masse vers Munich, utilisant tous les moyens de transport mis à leur disposition.
13H10 : en Guadeloupe, la grand-mère de Thierry Henry confie, émue, qu'elle ne regarde jamais les matchs de son petit-fils en direct de peur de le voir se blesser.
13H15 : rappel. En 1984, lors d'un certain match France/Portugal remporté grâce à Platini, un gamin inconnu sur la touche ramasse les balles en rêvant. Il s'appelle Zinnedine Zidane.
13H20 : Rome est dans la rue après la qualification en finale de son équipe. Pendant ce temps, en France, on apprend que le foot redonne le moral aux français (on le rappelle aux grincheux qui l'oublieraient) et donne un vigoureux coup de fouet au commerce ... des fanions !
13H25 : 11 départements du nord-est de la France sont classés orange pour les intempéries / 2 ouvriers sont morts au cours des orages / les dégâts sont énormes / à la Réunion le Python de la Fournaise menace / le prix de la pierre augmente et il est de plus en plus difficile de devenir propriétaire, 12% d'augmentation à Paris, le marché est "sain" dit-on de source immobilière / après la désintégration de Columbia avec sept astronautes à bord il y a trois ans, Discovery s'élance dans les airs dans une traînée de morceaux mal identifiés qui se détachent.
Mais que font les bleus ???
Ca pourrait être tout. Et cela suffirait à commenter longuement, ce que je ne prendrai même pas la peine de faire.
Mais non.
Le meilleur est encore à venir. Et pour cela, je laisserai la parole à la blonde et souriante journaliste :
13H30 : "Il n'y a pas que le foot dans la vie !" Un peu de cyclisme...
J'avais oublié : la fin du JT est toujours consacrée au sport.
