24 novembre 2007
Discrimination positive...
Nicolas Sarkozy n'a de cesse de rappeler son attachement à la diversité gouvernementale. Rama Yade, Rachida Dati, rappelle-t-il, sont belles ! Touchante distinction, cela mérite bien un maroquin... Fadela Amara ? Elle ne semble pas être rentré dans le cercle restreint du monarque.
Néanmoins, Nicolas Sarkozy, en visite à Pékin sous peu, a dispensé la première du voyage. Les questions essentielles, comme celle des droits de l'homme, ne sont pas sous-traitées, répond-on embarrassé à l'Elysée (avis aux intéressés, et ils sont nombreux !) Plus prosaïquement, il semblerait que la Chine ne souhaite pas polluer sa relation de confiance avec la France avec de sombres considérations droitsdel'hommistes. Il semblerait aussi qu'elle ait été entendue.
Rachida Dati, quant à elle, sera du voyage...
23 novembre 2007
Autres présidentielles, autres femmes...
"They're not attacking me because I'm a woman, they're attacking me because I'm ahead". Hillary Clinton, Las Vegas, 15 novembre
Ca a une autre classe, quand même...
11 octobre 2006
Douze heures
Je viens de terminer le montage de mon armoire. Je l'avais entamé il y a douze heures. Ce n'est pas drôle. Quelques difficultés en cours de route. Trois démontages pour des problèmes de sens de pièces (mes problèmes d'orientation se retrouvent sur la lecture d'une notice), une tête de vis cassée remplacée au pied levé par un clou, des problèmes sur certaines pièces où le marquage des trous à percer n'était pas tout à fait exact, une pièce montée à l'envers que je n'ai pas eu le courage de remonter à l'endroit (ça ne se voit pas du tout, d'ailleurs je ferai le test sur quelqu'un à l'occasion), achat inopiné d'une baguette et de clous pour consolider le fond que je trouvais un peu léger. L'ensemble est très convaincant.
Maintenant passons aux choses sérieuses.
1) Un distique ou un dystique ? (Peter, tu peux essayer de répondre)
2) Je me suis demandé si... ou je me suis demandée si... (Enn', tais-toi !)
Je suis vannée...
21 septembre 2006
Mode saine
La mode madrilène se met à l'heure de la bonne santé. Les défilés de haute couture qui ont lieu actuellement à Madrid ont donné lieu à quelques surprises. Cinq mannequins se sont vus retirer l'autorisation de défiler. Cause : poids insuffisant. D'autres ne prendront pas part à la manifestation parce qu'elles ne veulent pas se prêter à la séance de mensurations à huis clos.
A l'origine, des associations espagnoles de lutte contre l'anorexie et la boulimie se sont alarmées au cours du précédent défilé de l'allure maladive et du poids de certains mannequins. Elles ont trouvé un relais efficace auprès du ministre espagnol de la santé.
19 septembre 2006
MacDo
Macdo051202
Voici les réponses d'un candidat pour un
dossier d'embauche chez Mac Donald.
Point important : C'est une histoire vraie et l'auteur du dossier a été embauché.
2. AGE: 28 ans
3. POSITION DEMANDEE ET VOS EXIGENCES: Horizontale le plus souvent possible. Plus sérieusement,
n'importe quoi. Si j'avais vraiment la possibilité d'être exigeant, je ne
serais pas ici.
4. PRETENTIONS SALARIALES ? 800 KF par an plus des actions de la
compagnie payable d'avance. si ce n'est pas possible, faites moi une
proposition, nous négocierons.
5. EDUCATION ? Oui.
6. DERNIER EMPLOI OCCUPE ? Cible de
prédilection pour un cadre moyen sadique.
7. MONTANT DU DERNIER SALAIRE ? Beaucoup moins que ma valeur réelle.
8. REALISATIONS NOTOIRES (dans le cadre de
cet emploi) ? Une
incroyable collection de stylos volés, exhibée en ce moment dans mon
appartement.
9. RAISONS DU DEPART ? Voir question 6.
10. HORAIRES DE DISPONIBILITE ? N'importe
quand.
11. HORAIRES SOUHAITES ? De 13 à 15 heures, lundi, mardi et jeudi.
12. AVEZ-VOUS DES DISPOSITIONS
PARTICULIERES ? Oui, on me
l'a fait comprendre. Mais elles s'expriment beaucoup mieux dans un
environnement plus intime qu'un fast-food.
13. POUVONS -NOUS CONTACTER VOTRE
EMPLOYEUR ACTUEL ? Si j'en avais un, je
ne serais pas ici.
14. VOTRE CONDITION PHYSIQUE VOUS
EMPECHE-T-ELLE DE SOULEVER PLUS DE 20KG ? Ca dépend, 20 Kg de quoi
15. AVEZ-VOUS UNE VOITURE ? Oui. Mais la question est mal formulée. Il
faudrait plutôt demander "Avez-vous une voiture en état de rouler
?" La réponse serait sans doute différente mais ce n'est pas la question
posée.
16. AVEZ-VOUS DEJA REMPORTE UN CONCOURS OU
OBTENU UNE DISTINCTION ? Pas
de distinction mais j'ai déjà obtenu deux fois les 3 bons numéros au loto
17. EST-CE QUE VOUS FUMEZ ? Seulement lorsqu'on m'embrasse.
18. QUE SOUHAITEZ-VOUS FAIRE DANS CINQ ANS ? Vivre
aux Bahamas avec un Top Model richissime et qui m'adore. A dire vrai, j'aimerais
même faire cela dès maintenant si vous avez une solution.
19. CERTIFIEZ -VOUS QUE TOUS LES
RENSEIGNEMENTS CI-DESSUS SONT EXACTS ? Non, mais je vous défie de prouver le contraire.
20. QUELLE EST LA MOTIVATION PRINCIPALE DE
VOTRE CANDIDATURE J'ai
deux versions un peu contradictoires :
1. L'amour des causes justes,
l'humanisme et un désir profond d'aider mon prochain a se restaurer ou
2. Un fort endettement
22 août 2006
La fête du village
C'est la fête au village ! La fête foraine avec ses manèges hors de prix. Je ne suis montée sur aucun, c'est dire... Avec ses beuveries aussi, ses scènes pathétiques et ses fous rires aussi. C'est ainsi que devant les dîneurs attablés à la bodéga du club de sport de mon fils (champion du département dans sa catégorie, sa mère en est très fière, siouplé !), un gendarme en voiture, entraîneur dudit club, flanqué d'un acolyte évoluant dans le même corps de métier, s'amusait d'un gamin à peine majeur et quelque peu espiègle qui se couchait sur le capot. Après avoir fait mine de démarrer pour l'embarquer autour de la vile dans cette inconfortable posture, deux grands costauds amusés ont attrapé le mouflet à bras le corps pour le faire passer par la glace baissée de la portière du conducteur, lequel, avec l'aide de son co-pilote, l'a fait ressortir par la glace de l'autre portière pareillement fermée.
Sous l'oeil médusé de deux jeunes qui ne semblaient pas soupçonner qu'une telle complicité innocente puisse se rencontrer dans cette fonction !
Devant la même bodéga, 3h30 du matin. Ne restent que quelques valeureux guerriers pour papoter avant de rentrer chez soi, non sans avoir auparavant rangé tables et bancs. Deux individus passablement éméchés passent devant le bâtiment en soutenant héroïquement un troisième larron torché de chez ivrogne. Tout à coup, les deux repèrent je ne sais quoi un peu plus loin et lâchent le malheureux pour s'exclamer plus librement. Celui-ci s'écroule aussitôt et s'en va rouler jusqu'en bas de la pente (une centaine de mètres) tandis que les deux autres, légèrement dégrisés, lui courent après, titubant, en criant :
" Mais attends-nous, p...g, ! Attends-nous !"
Ils le récupèreront plus bas pour le remettre péniblement sur ses jambes avant de reprendre la route...
14 juin 2006
A la page !
Je suis en train de vivre des instants
d'une grande intensité : je viens de faire l'acquisition, par internet,
d'un appareil photo numérique de qualité. Je suis zémue.
1) C'est mon premier numérique. Ce n'est pas aussi historique que ma première nuit d'amour, mais c'est bien meilleur.
2)
Je le commande de mon ordi et on me l'envoie jusque dans mon village au
fin fond du Haut Tarn. C'est magique, vous en conviendrez.
3) Je paie par carte, de sorte que je ne vois pas l'argent me filer entre les doigts. Cela relève du miracle.
4)
Dans ces conditions réunies, je peux enfin céder à un achat impulsif
sans avoir l'impression de mettre ma vie en danger, tout en sachant que
ce n'est pas raisonnable néanmoins.
5) Cela faisait un an que je n'avais pas vu mon banquier. Je vais fêter ça avec lui...
12 avril 2006
L'école primaire
A., surtout, m'a frappée. A l'école
primaire, avec M.-N., nous étions les trois meilleures amies du monde.
Nous ne nous quittions jamais, de la classe à la cour de récréation, et
à l'extérieur, nous avons découvert ensemble les cafés et les flippers.
Nous venions toutes trois d'un milieu modeste, de parents manuels, de
familles où l'on ne faisait pas d'études et où l'on ne parlait pas. Je
me sentais à l'aise, avec
elles. Je n'avais rien à craindre de leurs regards et elles ne
redoutaient pas de me faire entrer chez elles. Et je retrouvais A. où
je l'avais laissée vingt-cinq ans plus tôt. Elle est restée au milieu
de nous tous, prétextant ne reconnaître personne, et a dû partir assez
tôt. Avec l'âge, elle ressemblait désormais à sa mère... J'ai échangé
quelques mots avec elle, des mots sans intérêt. La vie n'était pas
passée par elle...
A.
C., quant à lui, était méconnaissable. Il avait fait le tour du monde,
travaillait dans la restauration, adorait les capitales.
F. était le même garçon jovial, rond, plein de gaité et de spontanéité qui nous ravissait en classe.
J.-B.
m' a surprise. Il était rieur, moqueur, méchant, cynique,
provocateur... Je m'entendais très bien avec lui. Il était le premier
garçon à avoir essayé de soulever ma jupe (n'y voir aucun rapport
d'effet à cause !). Il était devenu très sérieux, posé, calme. J'ai dû
rétablir quelques saines vérités auprès de sa femme venue l'accompagner
!
P. était absent. J'aurais tant aimé qu'il vienne ! De tous les
garçons, il était de loin celui que je voulais le plus revoir. J'avais
fait tant de détours pour le raccompagner chez lui à vélo sur les
chemins de campagne... Je ne m'étais jamais amourachée de lui, nous
nous entendions très bien, c'est tout. Il était spirituel, délicat,
très fin, infiniment plus subtil que moi, tellement plus pertinent et
doué pour les lettres ! Mais personne n'avait pu retrouver sa trace, il
avait coupé tous les ponts, serait passé par la case prison, aurait
quitté la France pour une île lointaine.
O. était égal à lui-même, posé, calme, poli, bien élevé, premier de la classe.
Je
me suis attablée avec I., M. et C., des filles que je fréquentais peu à
l'école primaire et même au collège, mais qui me paraissaient désormais
de très agréable compagnie. Je les contacterai, à l'occasion. C'est le
genre de choses dont je suis capable. Bien sûr, auparavant, j'ai salué
tous ceux que je connaissais, ébahie, aux anges, stupéfaite...
L'institutrice
qui m'a appris à lire, aujourd'hui âgée de plus de 80 ans, m'a
montré une petit papier froissé qu'elle portait sur elle : elle avait
écrit dessus tous les noms des élèves de la classe de CP... Fantastique
!
Tous ceux qui m'ont fréquentée m'ont reconnue. Vingt-cinq ans ne m'avaient pas changée, disaient-ils. Ca m'a fait plaisir.
Nous
étions près de cent. Nous avons chanté une chanson revisitée pour
l'occasion, afin de célébrer nos retrouvailles après vingt-cinq années
sans nous voir pour la plupart d'entre nous. A. est venu de Paris pour
l'occasion.
C'était une soirée magique à parler et à rire, à
s'émouvoir et à s'émerveiller, à repeupler nos têtes de souvenirs
hilares et saugrenus. Peu sont restés sur le carreau. Beaucoup étaient
mariés avec des enfants. Certains, comme moi, avaient des enfants mais
avaient divorcé. I. n'en avait pas, ça ne s'était pas fait, c'était
comme ça, mais elle vivait avec un homme et ils s'aimaient.
J'ai
dansé jusqu'à une heure du matin, puis j'ai dû repartir de peur
d'arriver trop tard chez mon frère qui m'hébergeait pour la nuit. Mais
nous avions passé six heures ensemble, et je savais que j'en reverrais
certains...
Ce soir-là, j'ai vu des gens heureux. Et nous avons tous écrit un mot tendre et ému sur un livre d'or conçu pour l'occasion.
03 mars 2006
Caricatures
Après que la journal iranien eut annoncé qu'il lançait un concours de caricatures sur le thème des juifs et de l'Holocauste, en réponse à la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois (vous suivez ?), un groupe d'Israéliens a décidé d'organiser un concours sur... le même thème !
Bien sûr, si la décision suscite quelques réaction d'étonnement dans le public israélien, elle a été globalement bien comprise, puisqu'il s'agit plus d'un acte politique destiné à désarmer le concours iranien. Et puis, comme les juifs le disent eux-mêmes : "No Iranian will beat us on our home turf !"
21 décembre 2005
Je viens du Sud
Mes problèmes d'orientation ne datent pas d'hier. D'ailleurs, ils ne
datent pas. J'ai grandi sans savoir où j'étais. C'est une sensation qui
est difficile à comprendre lorsqu'on sait se repérer dans l'espace.
Plus tard j'ai cru comprendre que les femmes étaient plus sujettes aux
difficultés d'orientation que les hommes. Quand même... Même parmi mes
congénères de même sexe, j'ai gagné quelques lettres de noblesse... On
n'imagine pas comme il peut être angoissant de savoir qu'on peut se
perdre à tout moment, qu'il suffit de faire un tour sur soi-même pour
ne plus savoir où aller!
Ainsi, il m'est arrivé de faire
Paris-Orléans en passant par Blois, (mais il faisait nuit...) ou, pour
les provinciaux dans la salle, Albi-Toulouse en faisant un crochet par
Villefranche-de-Lauragais (et il faisait nuit aussi...). Je ne voudrais
pas rejeter toute la faute sur la difficulté à se repérer la nuit, mais
tout de même, il y a là une circonstance d'autant plus troublante
qu'elle est récurrente. Ma famille, mes amis, habitués à mes
itinéraires touristiques, ne m'attendent pas toujours pour dîner. J'ai
la politesse de les prévenir de mes détours néanmoins...
Mais s'il est vrai que j'excelle sur les longues distances, mes
performances ne sont néanmoins pas inintéressantes sur les plus courtes.
Un
de mes cauchemars de toujours était de savoir quelle direction prendre
lorsque je sortais d'un magasin! En marchant tout droit, ça va,
j'arrive à ne pas me perdre, mais si j'ai un ou deux carrefours à
prendre ou si je m'arrête dans un commerce, en ressortant, je ne sais
plus où aller. En général, je me demande quelle direction je suis
tentée de prendre, puis je choisis l'autre. Deux fois sur trois, ça
fonctionne!
Ainsi, j'ai pendant un an habité à 300m d'un cinéma que
mes enfants (14 et 10 ans) et moi-même fréquentions assidument. En sortant de chez
moi, je devais longer la rue sur ma gauche, puis tourner à gauche sur
la place, et le cinéma se trouvait à 100m à droite. Un soir, à la
sortie de la séance de 20h30, je ramenais mes enfants à la maison et...
brusquement, au bout de quelques dizaines de mètres, j'entends mon fils
dire: "Mais maman, pourquoi tu nous fais passer par là?" Je jette un
regard plus attentif autour de moi, et effectivement, je ne reconnais
rien, je ne sais plus où je suis! Mes enfants m'ont ramenée à la
maison, et j'ai dû faire quelques louables efforts pour arriver à
comprendre par où j'étais passée.
Mais il faisait nuit...
Ne soyez pas inquiets pour mes enfants, ils ont un excellent sens de l'orientation. Heureusement...