25 février 2008
Mauvaise mère...
Une semaine passée déjà... Les vacances de février entrent dans leur seconde phase, que je qualifierai d'active ! Il s'agit, après une semaine de voluptueux farniente, sept jours consécutifs de mollesse attendrie et d'une vie presque normale, de retrouver un semblant d'activité susceptible de justifier ces congés indus. Car au menu, jusque-là, nulle course, point de transports d'enfants, aucun repassage et pas davantage de rangement. Et pis que tout... Pas d'enfants à la maison !
On me susurre déjà à l'oreille que je dois souffrir le martyre, que ma fibre maternelle doit m'éveiller en sursaut, une angoisse noueuse au ventre, devant le silence retrouvé d'un appartement devenu plus grand ; on ne me plaint pas moins d'être sevrée des faux tracas d'une vraie mère, de ceux qui rendent votre existence indispensable, vous enjoignent d'être juge souverain dans les conflits fratricides, grand sage dans les grandes décisions, infaillible organisatrice de nos vies autrement brouillonnes, et je ne saurais être exhaustive dans la liste de toutes les casquettes maternelles. Je me dois de vous rassurer tous : je souffre en effet... et je souffre fort bien cette perte irréparable quoique provisoire !
J'aime par-dessus tout ce sentiment de liberté sans mélange, d'abandon de son corps insouciant et décomplexé (même si ce mot me gêne depuis quelques mois désastreux). En somme, j'aime être mère, et je raffole parfois de ne l'être plus... Je goûte aussi le plaisir à peine contenu que je prends à l'afficher sans nuances. Je prends des congés parentaux mérités. Nul sentiment de culpabilité ne peut venir les ternir !
Je fais donc la tournée des cafetières, dessine des courbes parallèles à ma vie, monte des étagères aux reflets vert amande, je pose un peu ma vie. Je pose aussi.
Il y a dans les mimosas en fleurs, lorsque je me promène dans cette campagne environnante et paisible, un défi aux derniers soubressauts d'un hiver agonisant et les premières couleurs radieuses du printemps qui s'annonce.
Commentaires
Je me disais justement : "je vais faire une note pour dire à mes camarades professeurs qu'ils sont en vacances et pourraient nous gratifier d'une note".
Merci.
(on dit le martyre).
Revue
Lewis : exact. Enfin les deux existent, le martyr est celui qui souffre, le martyre est sa douleur.
ciel radieux
que c'est beau et comme cela traduit bien mon ressenti (et le ressenti ne ment pas !)
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