Les carnets bleus de Roxane (si, si...)

Démangeaisons d'écriture... (quelquefois)

13 mai 2007

Attrapé en plein vol

Dans le Libération online, rubrique "Vous" :

"Merci d'être poli au lit."
Les clefs d'une alcôve policée.

L'article suivant titre :

"Une demi-heure sur un vibro-minceur"
Toute méthode a ses limites.

Vous aurez compris que le premier article porte sur un manuel de savoir-aimer où vous apprendrez à organiser "une petite orgie avec élégance".
Le second en manque pour décrire un "engin" sur lequel une dame "à quatre pattes, le visage un rien crispé, les bras (...) agités de tremblements convulsifs (...) découvre dans un râle mi-figue, mi-raisin, des muscles dont elle ignorait jusque-là l'existence."
Que  ne ferait-on pas pour une séance de drainage lymphatique ?

C'était ma revue de presse politique matinale.

Bonne journée à tous !

Posté par Roxane66 à 08:28 - Clin d'oeil - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2007

Marcher...

    Je ne partage pas ces instants cristallins. J'ai peur de gêner l'autre par des silences inattendus, moi qui parle tant... Peur de partager ces moments mélancoliques et d'être mal comprise. Peur d'inviter l'autre à mes propres absences, à goûter en partage à ce qui ne croît que dans les espaces de grande solitude ?
    Marcher, pourtant... Prendre le large au soleil qui décline, se fondre dans la lumière moins vive, n'opposer aucune résistance à la fraîcheur qui s'installe pour les heures à venir. La sentir se glisser sous la maille, couler sur la peau. Jusqu'à mordre. Se laisser prendre.
    Et rêver.
    Quelquefois il ne s'agit que de réflexions un peu brouillonnes sur des sujets très clairs, rarement interrompues par le parfum d'un magnolia ou un aboiement au loin. Souvent, lorsque mon esprit s'affranchit enfin, que je ne suis plus assaillie par mille questionnements, je sombre alors dans une rêverie sans fond, bercée par les couleurs, apaisée par la vie aux contours immuables autour de moi, accâblée d'un bonheur stupide qui n'a d'autre source que l'évidence de lui-même.
    Alors je rentre, à pas lents, sereine et triste.

    Il fait frais, presque nuit.

Posté par Roxane66 à 21:10 - Impressions en pointillés - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2007

Patate

Honey m'a refilé une patate chaude. Il s'agit, si j'ai bien compris, de porter sur soi un regard critique et sans concessions, et décider enfin si, à l'issue de ce post, j'aurai encore toute ma tête !
Car c'est des sept péchés capitaux qu'il est question...
Alors soyons honnête :

 

Je ne suis pas paresseuse, on me reconnaît plutôt, je crois, une certaine énergie, et j'aime assez me dépenser sans compter, sauf quand tout à coup je me pose, batteries déchargées, défaite, ou lorsque je paresse au lit avec quelqu'un (seule, jamais, sauf pour lire).
L'envie... Connais pas ! Rien à dire là-dessus, je ne la supporte pas chez les autres, ça peut être un motif d'incompatibilité, même amicale. Et je n'en connais rien personnellement.
Pour ce qui est de la colère, je dois reconnaître que ça m'arrive régulièrement avec mes élèves, assez souvent avec mes enfants, presque jamais avec les adultes de mon entourage avec qui le dialogue est privilégié. Les gens que je ne supporte pas, je ne les fréquente pas. Lorsque j'y suis contrainte, je m'en tiens loin, et si l'affrontement est inévitable, je le redoute, et seule la colère peut me faire franchir le pas. Mais lorsqu'elle me tient, même si je ne commets aucun excès avec les mots, elle est durable, le ton est tranché et très ferme, et je deviens méconnaissable : un roquet qui ne lâche prise que lorsque l'autre est à terre. Ca doit arriver une fois par an. Et ça surprend toujours, vu mon caractère conciliant par ailleurs. Je n'ai jamais vu personne y revenir et en général, la leçon est comprise par l'entourage ! En fait, il n'y a que deux choses qui peuvent me faire sortir de mes gonds : un sentiment d'injustice et l'impression diffuse qu'on se fout de ma gueule. Il m'est néanmoins arrivé, lorsque le constat est trop postérieur aux faits, de me contenter de couper net et définitivement les ponts, avec une insondable indifférence. Ca n'est arrivé qu'une fois : je suis très fidèle en amitié, d'une compagnie agréable au boulot, et constante dans mes engagements amoureux quand j'en prends. Je suis rarement trahie.
L'orgueil ? Quel vain mot ! Il m'arrive d'être susceptible, il ne faut pas non plus essayer de m'humilier... Je peux être réactive ! Mais ce n'est pas de l'orgueil. Je ne crois pas, dans ce domaine non plus, avoir jamais été prise en faute. Sinon, qu'on me le dise !
La luxure... Je ne dissocie pas volontiers la sexualité de la vie amoureuse, de l'affection, aussi, ce mot me gêne un peu. Mais je pourrais dire que c'est une quête décomplexée et noble.
L'avarice est probablement le défaut qui m'a coûté le plus cher : j'en suis cruellement dépourvue... Je ne suis pas foncièrement dépensière, mais je ne regarde pas beaucoup quand il s'agit d'autrui, et je ne mets pas de côté. Je suis assez régulièrement à découvert bien que mon salaire soit satisfaisant, mais je ne me mets jamais en danger. J'ai un rapport à l'argent dénué de calcul et de matérialisme. C'est un moyen de se mettre en sécurité et de jouir d'un certain confort et de plaisirs autrement difficiles à atteindre.
La gourmandise. Oui, totalement. Je suis une jouisseuse, et ça passe par là.

 

Je n'ai pas de preuves photos, mais j'attends les réactions de ceux qui me connaissent pour me prouver que j'ai tort ! lolll

 

Patate envoyée à tous ceux qui ont envie de s'y brûler.

Posté par Roxane66 à 12:16 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2007

Vasile

Lisez-le.
C'est un enfant de 9 ans. Sa vie est incroyable.

Posté par Roxane66 à 22:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C'est déjà demain...

http://regardeavue.com/index.php/2006/05/21/10-sans-casque-ni-bouclier-temoignage-dun-ex-officier-de-police

Faites un copier-coller de ce lien (je n'arrive pas à faire le lien hypertexte), asseyez-vous confortablement et écoutez.

C'est édifiant. Pire, c'est authentique.

Posté par Roxane66 à 08:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2007

De gauche à droite

L'anecdote aurait pu être relativement anodine quoiqu'il s'agisse effectivement d'une faute professionnelle. Mais voilà, on ne plaisante plus avec l'image de ce présidentiable-là.
Néanmoins, le présentation par les médias me paraît assez significative.

Libération titre l'article : Un traducteur de France2 licencié pour avoir raillé Sarkozy
Le Monde titre l'article : Le traducteur et l'ego surdimensionné de Sarkozy
Le Figaro titre l'article : Sarkozy fait les frais d'un sous-titreur blagueur

Il y a comme un glissement du sujet... Et la victime principale devient celui dont on se moque, pas celui qui a perdu son emploi pour un canular douteux.

Posté par Roxane66 à 08:19 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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